Les 5 peintres marocains les plus côtés

La peinture marocaine est un vivier de talents de tous les horizons et de toutes les périodes. Voici 5 peintres qui ont donné ses lettres de noblesse au marché de l’art marocain.

 

Jilali Gharbaoui, le maudit

De son vivant, Jilali Gharbaoui a connu la misère. Pour survivre, cet immense peintre de talent bradait son œuvre. Il vécut pauvre, dépouillé et a même connu l’asile psychiatrique… En 2010, plus de quarante ans après sa mort, une de ses œuvres (sans titre) s’est vendue à plus de 2 millions de dirhams.

 

Ahmed Cherkaoui, le précurseur

 

33 ans, c’est l’âge auquel Ahmed Cherkaoui a disparu laissant une œuvre qui lui confère la place de précurseur de la peinture moderne marocaine. Son tableau « Le talisman rouge » fut attribué au prix de 3,5 millions de dirhams, un record de vente au Maroc… Mais un record à titre posthume.

 

Hassan El Glaoui, le peintre aux chevaux

Hassan El Glaoui est reconnaissant à Winston Churchill d’avoir dit à son à son père qu’il avait du talent. Alors qu’il n’avait que 18 ans, c’est ainsi que le père Glaoui laissa son fils poursuivre une formation académique à Paris. Une des gouaches sur panneau représentant une fantasia que lui avait commandé Feu Sa Majesté Hassan II en 1967 a été vendue en 2009 pour 1,38 million de dirhams.

 

Chaïbia Talal, la naïve

Son art est communément qualifié de « naïf marocain » et Chaïbia en est la figure de proue. Véritable emblème national, sa disparition en 2004 a fait bondir la valeur de ses œuvres. Dernier exemple en date : « Mon village Chtouka » qui fut adjugé à 1,5 million de dirhams.

 

Mounir Fatmi, le multi tâches

Né en 1970, Mounir Fatmi est peintre, sculpteur, dessinateur, mais aussi vidéaste. Aujourd’hui, il fait partie des peintres marocains les plus côtés à l’étranger. Ses œuvres sont exposées dans les galeries et musées les plus prestigieux de la planète tel que le Mori Art Museum de Tokyo. Sa toile « Tête Dure » s’est vendue en 2010 à 110 000 euros.